troisieme

« COMME J’AI TOUJOURS ENVIE D’AIMER »

Jukebox le film
Jukebox le film
En 1967, Denis Pantis a vendu environ 920 000 45 tours et 110 000 albums. Le trophée de compagnie de disques de l’année lui est décerné: À 25 ans, le sommet?

«Fier de ça? What’s next!»

«Le fait que tu réussis ton rêve de vendre des disques, y’en a toujours un autre qui attend » dit Denis. Mais quoi de plus, alors? Le succès planétaire? Et pourquoi pas une chanson québécoise qui percerait en France?  «T’attends toujours la perle rare», résume-t-il.

Il va le trouver, son trésor, dans sa cour. Marc Hamilton, qui a été l’un des Shadols, puis l’un des très anonymes Monstres, a écrit la chanson parfaite pour l’époque de l’amour libre, encore plus universelle que le Je t’aime, moi non plus de Gainsbourg-Birkin: Comme j’ai toujours envie d’aimer.

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«Carrière prend le projet en main et m’assure que la chanson va passer à la radio. Je le voyais que ça allait être gros.»

Pantis est certain de son coup: c’est LA chanson qu’il faut au bon moment. Vite, vite à Paris, il fait le tour des compagnies de disques. Et parvient à convaincre Claude Carrière, qui est alors lui-même en plein boum avec Comme d’habitude, le plus grand succès de Claude François.

Comme j’ai toujours envie d’aimer sera pas mal plus que gros: le succès est immense, presque inimaginable.

C’est la première chanson québécoise à franchir le chiffre magique du million de ventes, régnant sur les palmarès durant cinq semaines… sans Marc Hamilton. L’auteur-composieur-interprète, entendu partout, n’est nulle part pour en faire la promo, ni à la radio, ni à la télé. Sa photo n’est pas sur la pochette du 45 tours. On le fait même passer pour un chanteur britannique, parce que c’est plus vendeur.

Tout le mérite de ce véritable tube rejaillit sur Carrère.

Pantis a trouvé sa perle rare, mais ce n’est pas dans sa vitrine qu’elle resplendit. Le disque sera imprimé à 1 500 000 exemplaires dans 70 pays, traduit en 15 langues dont le serbo-croate, mais pas à son enseigne. C’est grâce à lui, c’est son flair, sa volonté de réaliser son rêve qui ont permis la percée planétaire de Comme j’ai toujours envie d’aimer. Il le sait, il en est fier – on parle de la chanson jusque dans son Cashbox! – mais n’en profite pas vraiment. Denis S. Pantis demeure local, le producteur à succès des groupes à gogo, de Michèle Richard et de Renée Martel. Son nom n’est pas sur la pochette. La lumière lui échappe comme elle échappe à Marc Hamilton: la chanson a tout pris.

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/envie_daimer/ 2020/12/04 15:08:32 fr_FR 3.236.156.32

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